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Le Plan n'est plus, vive le contrat de projets

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Publié le 11/08/2006 à 22h55, mis à jour le 11/08/2006 à 22h55

Avec la suppression du Commissariat général du Plan, Villepin a ouvert une nouvelle ère de la prospective. Depuis mars, le Centre d'analyse stratégique le remplace. Le Plan n'étant plus, les contrats de plan, conçus pour assurer la cohérence entre planifications nationale et régionales, ont fait long feu. Leur création remontait à Michel Rocard en 1982, alors ministre du Plan sous Mitterrand. Villepin a rebaptisé ce partenariat Etat-régions «contrat de projets». Le principe reste le même : le gouvernement, via le préfet de région, s'accorde avec l'exécutif régional sur des projets d'aménagement du territoire et sur la part de chacun dans le financement. Restrictions budgétaires obligent, le Premier ministre a souhaité des contrats plus «recentrés». Déjà, ils tiennent compte de la décentralisation : les routes déléguées aux départements en sont exclues. D'autres domaines non décentralisés, comme le tourisme, disparaissent. Villepin entend «tirer toutes les leçons des erreurs du passé» : retards d'exécution, projets jugés «irréalistes». Il appelle les régions «à prendre leur part de responsabilité en se montrant réalistes et rigoureuses dans l'élaboration des projets». Et introduit une disposition couperet : «Toute opération engagée mais non débutée dans un délai de deux ans sera automatiquement abandonnée.» Le durcissement est clair pour Bernard Soulage, vice-président (PS) de Rhône-Alpes et ex-chargé de mission auprès de Rocard en

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