Par ici la cagnotte... Comme l'a confirmé le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, aux Echos lundi dernier, les plus-values fiscales pourraient atteindre les 3 milliards d'euros. Le chiffre sera affiné lors de la présentation du budget. Cette aubaine fiscale est due notamment à la hausse de la consommation des ménages qui a gonflé les rentrées de TVA, en hausse de 5,7 % sur un an à la fin juin selon Bercy. Par ailleurs, les bonnes performances des grandes entreprises françaises laissent prévoir une collecte plus importante de l'impôt sur les sociétés.
«Ces recettes supplémentaires sont liées au taux de croissance tout à fait exceptionnel du deuxième trimestre (1,2 %)», explique une source gouvernementale qui impute évidemment ces bons résultats à la politique mise en place par Dominique de Villepin : «Les 10 milliards d'euros d'investissement public dans les infrastructures ont eu un effet de levier sur l'économie privée, cela montre que l'économie française peut obtenir des résultats.»
A quelques mois de l'élection présidentielle, cette embellie économique relance inévitablement le débat sur le partage des fruits de la croissance. Notant les multiples hausses de prix intervenues cet été, du timbre au gaz en passant par l'électricité, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a déploré dimanche dernier dans le JDD la «détérioration du pouvoir d'achat» des Français et a souhaité la tenue d'«une conférence sur le




