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Libération

A Troyes, en car de rabibochage ministériel

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Le Premier ministre impose à son gouvernement un voyage comme s'il partait en colo. Sarkozy fait la tête.

Publié le 01/09/2006 à 23h08

Troyes envoyée spéciale

Tout le monde dans le bus ! Pour la rentrée gouvernementale, Dominique de Villepin avait concocté une petite surprise à ses ministres : deux heures et demie de car pour se rendre à Troyes (Aube) à l'occasion de sa conférence de presse mensuelle. Car c'est le message de ce mois de septembre préprésidentiel : on s'a-do-re dans cette équipe-là. Seuls Dominique Bussereau (Agriculture) et Brigitte Girardin (Coopération) ont réussi à y couper, excusés pour cause de voyage. Pour les autres, c'était ambiance régiment. A 7 h 45 du matin, les vingt-neuf restants se sont retrouvés dans la cour de Matignon pour grimper à la queue leu leu dans le car. Villepin s'est mis devant avec Nicolas Sarkozy (Intérieur) et Michèle Alliot-Marie (Défense). Renaud Dutreil (PME) fait mine d'avoir apprécié l'expérience «un peu colonie de vacances». «Cela nous a permis de discuter entre nous», ajoute-t-il après coup, quand même limite vert de rage.

Arrivés à Troyes, dans la ville du ministre de l'Outre-Mer, François Baroin, ils se réunissent en séminaire gouvernemental pendant une heure, au cas où ils auraient encore des choses à se raconter. Dix ministres prennent la parole quelques minutes pour exposer leurs chantiers de la rentrée. Pendant ce temps, certains chauffeurs font le Paris-Troyes à vide pour ramener leurs ministres dès que possible.

11 heures : enfin, la conférence de presse démarre. Villepin n'a plus grand-chose à dire, ses principales mesures en faveur du pouvoi

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