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Libération

Au Sénégal, Sarkozy s'affiche «gagnant-gagnant»

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Publié le 25/09/2006 à 23h25

Dakar (Sénégal) de notre correspondante

Le son des sirènes se fait de plus en plus fort pour l'arrivée, samedi, de Nicolas Sarkozy en terre sénégalaise. Il s'approche du cimetière de Bel-Air, où est enterré le président-poète Léopold Sédar Senghor. Dans une ruelle, quelques badauds et vendeurs d'art se sont regroupés pour voir ce fameux ministre qui prône l'immigration choisie.

Sous une chaleur accablante, Ousmane attend l'arrivée du cortège : «Sarkozy, on n'aime pas du tout ce qu'il fait, mais on va l'applaudir, c'est la teranga sénégalaise, le bon accueil, maintenant la balle est dans son camp.» Dès que le ministre français arrive, les tam-tams résonnent, les applaudissements suivent. Nicolas Sarkozy se détourne de son chemin à la rencontre de la population, peu nombreuse. «Il est venu nous serrer la main», s'étonnent plusieurs hommes. «Il a l'air gentil mais...», poursuit un autre.

Pendant que le président de l'UMP dépose une gerbe sur la tombe du premier président sénégalais, les discussions continuent. Aliou Sow est vendeur d'art, «ça me fait plaisir de le voir, mais la politique qu'il fait, ça ne nous intéresse pas. Il dit qu'il vient signer un accord commun, mais c'est seulement pour faire plaisir aux Africains, il ne fera rien». N'empêche qu'Aliou est le premier à se jeter sur le ministre pour lui offrir un penseur en bois, que Nicolas Sarkozy accepte : «Je le mettrai sur mon bureau qu'il ne quittera pas.» Tant mieux parce qu'Al

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