L'attaque contre François Hollande est directe. Dans un entretien au Journal du dimanche, Laurent Fabius estime que si le débat au sein du PS a commencé à évoluer depuis la réunion de Lens, «malheureusement l'appareil central du PS fait blocage : les conditions d'une désignation loyale ne sont pas remplies». Le député de Seine-Maritime ajoute que «l'appareil devrait être impartial», mais qu'«il est à fond, premier secrétaire en tête, pour une des candidatures», laissant entendre que François Hollande favoriserait sa compagne Ségolène Royal. Alors qu'une charte d'organisation des débats qui auront lieu après la fin des dépôts de candidature à l'investiture le 3 octobre sera au menu du bureau national mardi soir, Laurent Fabius considère que ceux-ci devraient avoir lieu dans chaque grande région avec les militants : «On refuse de les organiser.» Et d'ajouter avoir «des doutes sur les conditions de vote dans plusieurs fédérations départementales verrouillées». Le vote des militants est fixé au 16 novembre, avec un éventuel second tour le 23. Laurent Fabius exclut de se présenter à l'Elysée s'il n'est pas désigné par les militants du PS. «Quel qu'il soit, le vainqueur bénéficiera du soutien des autres», affirme-t-il, avant d'indiquer qu'il a récemment rencontré Lionel Jospin, lequel ne lui a «rien» demandé. Enfin, citant les débats lancés par Royal sur la carte scolaire ou l'encadrement militaire des jeunes, il appelle
Fabius juge Hollande partial
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Publié le 25/09/2006 à 23h25
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