Marie-George Buffet de plus en plus sous pression. Entre les communistes qui lui demandent de se déclarer candidate à l'Elysée sans tarder et ceux qui l'enjoignent de n'en rien faire pour l'instant, la secrétaire nationale du PCF est prise entre deux feux. Le conseil national (le «parlement» du parti), réuni hier et aujourd'hui, doit s'attacher à régler ce choix stratégique : être présent à la présidentielle, certes, mais sous quelle bannière ? Autrement dit : être une candidate du PCF stricto sensu, ou bien chercher à représenter l'ensemble des 450 collectifs (réunissant des militants du PCF, de la LCR, des Verts, des syndicalistes, des altermondialistes, etc.) qui se sont constitués dans la foulée du non à la Constitution européenne. Ces collectifs doivent se réunir fin novembre pour choisir «par consensus» leur candidat de 2007 entre Buffet, José Bové, le député (PCF) Patrick Braouezec, la conseillère de Paris (apparentée PCF) Clémentine Autain ou le président («en congé») de la Fondation Copernic, Yves Salesse.
«Souveraineté». Hier, sous la coupole de la place du Colonel-Fabien, les communistes ont commencé à débattre de la résolution qui sera soumise fin octobre à la conférence nationale du PCF (une sorte de congrès sans élection des instances dirigeantes) chargée de trancher la question. Et là, tout le monde est mécontent. Sauf, bien sûr, les amis de Buffet.
Les proches de Robert Hue, comme les orthodoxes, exigent qu'elle se porte candidate et réfutent la




