D'abord c'était Laurent Fabius. Puis aujourd'hui, ce serait plutôt Ségolène Royal. A moins que ce soit lui-même : Jean-Pierre Chevènement est-il en passe de se porter candidat à l'Elysée ? Ou attend-il des précisions de la députée socialiste, notamment sur l'Europe, pour se ranger derrière elle ?
«La petite musique que fait entendre Ségolène Royal ne crée pas de désagrément à mes oreilles», a-t-il récemment confié sur LCI. «Il est juste de dire que la crise de la France est une crise à la fois sociale et nationale», comme l'a fait Royal, a-t-il ajouté.
«Choses à dire». Dans le même mouvement, le maire de Belfort faisait savoir qu'il excluait «de moins en moins» de se déclarer. «J'ai des choses à dire, sur la France, généreuse et conquérante, et sur l'Europe européenne qui doit respecter les nations», explique-t-il à Libération. Pourtant, au début de l'année, l'ancien ministre ne tarissait pas d'éloges sur Fabius (Libération du 2 mars). Comme lui, il a biberonné au lait mitterrandien, comme lui, il a appelé au non à la Constitution européenne en 2005, et, comme lui, il croit en la République, la laïcité et le volontarisme en politique. Mais Chevènement lui reproche de vouloir «réintroduire par la fenêtre ce que le suffrage universel a sorti par la grande porte», à savoir, «un petit traité» européen Fabius propose «une nouvelle Constitution adoptée par référendum, plus courte, lisible par tous et recentrée sur les val




