Un travail pédagogique : telle est la tâche de Marie-George Buffet dans les semaines à venir. Jusqu'à la mi-novembre, date à laquelle les militants communistes vont départager les candidats à la candidature PCF pour 2007, la numéro 1 du parti va chercher à démontrer que sa candidature «de rassemblement» de la mouvance antilibérale est mieux à même de susciter l'adhésion que celle de ses trois challengers, adeptes, eux d'une candidature communiste pur jus.
Critères. Ce week-end, à Villejuif (Val-de-Marne), Marie-George Buffet sera confrontée à l'impatience de ceux qui réclament que le PCF dise tout de suite qu'il aura un candidat à l'Elysée. Pour éviter de ne représenter qu'un PCF étriqué avec un score tout aussi faiblard en 2007, l'ex-ministre de Jospin sait pouvoir compter sur la légitimité des communistes. Déjà, fin septembre, sa stratégie de rassemblement de la gauche de la gauche avait reçu un large assentiment du conseil national (le «Parlement» du parti). Il devrait en être de même ce week-end devant la conférence nationale, sorte de mini-congrès.
Si elle est désignée en novembre (donc sur une ligne de rassemblement de la gauche antilibérale) au sein du PCF, Buffet devra ensuite franchir l'épreuve des collectifs unitaires antilibéraux. Nés dans la foulée du non au référendum européen de 2005, ils doivent choisir «par consensus» celui qui les représenter en 2007 (1), vraisemblablement début décembre.
Dans cette confrontation, la numéro 1 espère convaincre en




