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Interview

«Je ne me retrouve pas dans la démarche de Taubira»

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Publié le 21/10/2006 à 23h46

Le congrès du PRG (Parti radical de gauche) doit trancher, ce week-end à Paris, pour un rassemblement derrière le candidat PS dès le premier tour de la présidentielle... ou pour une candidature radicale en la personne de Christiane Taubira. Le député de Haute-Corse et maire de Bastia, Emile Zuccarelli (PRG), s'oppose résolument à cette dernière solution.

Pourquoi pensez-vous qu'une candidature radicale peut faire perdre la gauche en 2007 ?

Je ne sais pas si elle peut faire perdre la gauche. Mais je suis certain qu'une candidature de rassemblement, dès le premier tour, serait un atout important face à l'UMP. Le PRG, mon parti, doit y contribuer. Encore faut-il que ce rassemblement se construise autour d'un projet de législature élaboré ensemble, clair pour les partenaires comme pour les citoyens.

N'avez-vous pas vous-même empêché Jospin de passer le premier tour en 2002 en soutenant Chevènement ?

Rendre Jean-Pierre Chevènement et ceux qui comme moi l'ont soutenu, ou Christiane Taubira, responsables de l'échec de Lionel Jospin relève de l'aveuglement. C'est le décrochage politique de l'action gouvernementale à partir de 2000 et la campagne illisible du candidat socialiste qui sont les véritables causes du choc du 21 avril 2002. Le nier, ce serait renouer avec les mêmes erreurs, porteuses des mêmes risques. C'est pourquoi le rassemblement de la gauche doit se faire autour d'un projet républicain intégrant la justice sociale, la défense du service public, une action déterminée sur l

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