A gauche, le décor continue à se mettre en place. Les radicaux de gauche ont décidé ce week-end de se placer dans la roue du candidat socialiste pour 2007 (lire ci-dessous). Et au Parti communiste s'est joué au même moment l'acte I de la mise sur orbite présidentielle de Marie-George Buffet. La secrétaire nationale du PCF a été adoubée par 82 % des délégués réunis à Villejuif (Val-de-Marne) pour être candidate en 2007. Mais le bulletin de vote retenu hier par les délégués de ce mini-congrès, qui sera soumis aux militants les 11 et 12 novembre, comporte une nouveauté : Buffet sera «proposée», et non présentée, par le PCF, comme candidate «du rassemblement antilibéral de gauche». Pas du seul Parti communiste. Une victoire sans conteste pour les refondateurs du PCF, grands zélateurs d'un rassemblement à la gauche du PS.
Depuis l'échec de la gauche en 2002, l'ex-ministre de Jospin répète sur tous les tons que la gauche ne doit pas «refaire ce qui a échoué». La victoire du non au référendum européen, en mai 2005, lui a donné l'exemple d'une autre manière d'aborder les échéances électorales. Qu'elle compte bien prolonger l'année prochaine. En conclusion des travaux de la conférence nationale, Buffet a résumé le sens de son «défi un peu fou» :«Donner à voir qu'existe dans ce pays une force, une volonté de rompre avec les politiques libérales menées depuis des décennies», sans «en rabattre» en se plaçant «dans le courant dominant à gauche»




