Menu
Libération

Taubira privée de présidentielle

Réservé aux abonnés

Une majorité des radicaux de gauche ont opté pour le ralliement au futur candidat PS.

Publié le 23/10/2006 à 23h47

Les radicaux de gauche ont découvert hier qu'il n'était pas nécessairement dangereux pour un parti de faire de la politique. Ils sont sortis plus «rassemblés» que jamais du congrès où ils étaient censés s'étriper jusqu'au dernier. Christiane Taubira est privée de présidentielle pour 2007, 68 % des 688 délégués PRG ayant plutôt choisi de se rallierau candidat que le Parti socialiste n'a pas encore investi. Mais le congrès s'est terminé sous les applaudissements mutuels des uns et des autres.

La veille du congrès, encore, les partisans de la députée de Guyane promettaient grondements et scissions en cas d'échec de leur championne face aux «vieux croûtons du parti». Ils trouvent désormais que ce résultat n'est «tout de même pas si mal».

Sobriété. Après avoir tout tenté pour éviter que ce vote n'ait lieu, craignant une «explosion de la famille radicale», le président du PRG Jean-Michel Baylet, opposé à cette candidature, pouvait reposer extincteur et sac de plâtre: «C'est unis que nous venons d'adopter une ligne politique», commentait-il sobrement, la députée défaite à son côté. Laquelle assurait effectivement qu'elle et ses partisans restaient «très attachés à ce parti». «Nous n'avons eu peur que de notre ombre», conclut ce délégué de la fédération de Haute-Corse. «Perdre une bataille ne valait pas que nous désertions le combat politique», commente ce délégué de Seine-Saint-Denis.

Le Parti radical de gauche ne s'est pas vu évoluer

Dans la même rubrique