Une semaine après avoir proposé de créer des «jurys populaires» pour «surveiller» les élus, Ségolène Royal a fait marche arrière. Au moins sur le plan du vocabulaire. Interrogée, hier soir au Grand Débat Europe 1-TV5-le Parisien, la candidate à l'investiture socialiste a reconnu que «mieux vaut éviter le mot jury puisqu'il a été mal interprété ou volontairement déformé».
Place donc aux «panels de citoyens» ou aux «observatoires des politiques publiques» qui favoriseraient la «respiration démocratique». Feignant de s'étonner du «ramdam» suscité par sa proposition, Royal n'y voit qu'une «technique parmi d'autres de la démocratie participative». «Pourquoi en faire des tartines ?» s'est-elle interrogée, en rappelant qu'elle avait fait, en 2002, la même proposition à la tribune de l'Assemblée... au nom du groupe socialiste. Elle a avancé : peut-être «ma parole a [t-elle] beaucoup de poids.»
«Epiphénomène». Mais pas de polémique ! «Je suis la seule à n'avoir jamais ni caricaturé ni dénigré les autres candidats», a-t-elle prétendu, au terme d'une rude semaine pour elle. Les sifflets lors du débat, jeudi au Zénith de Paris ? «Un épiphénomène, un épisode malheureux qui ne donne pas une très bonne image du PS.» Pourtant, cette campagne interne, «assez longue», est «utile» : «Elle me prépare peut-être pour la suite.» Reste pour cela à se faire désigner par les militants. Faudra-t-il




