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Smic et école : Fabius tape sur ses rivaux

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L'ancien Premier ministre accuse ses concurrents de vouloir «dynamiter» l'institution scolaire et de ne pas oeuvrer en faveur d'une hausse des petits et moyens salaires.

Publié le 03/11/2006 à 23h56

Toujours dernier dans les sondages, mais partisan d'une «gauche décomplexée», Laurent Fabius se met à cogner sur ses deux «camarades». Le candidat à l'investiture socialiste s'en est vivement pris, hier lors de l'émission Questions d'info (LCP-le Monde-France Info), à ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. Il les a notamment accusés de vouloir «dynamiter» l'école et de ne pas chercher à «utiliser l'outil du Smic» pour augmenter le pouvoir d'achat.

«L'un [Royal] souhaite réexaminer de fond en comble la carte scolaire et, ce qui serait vraiment un recul majeur, faire que les directeurs d'établissements choisissent les professeurs, ce qui veut dire le dynamitage total du système scolaire.» Quant à DSK, «il a proposé de rendre possible le financement de chaires (universitaires) par des entreprises, privées ou publiques. Je suis absolument hostile à ça».

Même charge à propos du pouvoir d'achat. Fabius a «le sentiment» que ses rivaux ne sont pas prêts à revaloriser le Smic pour favoriser la hausse «des petits salaires, moyens salaires, petites pensions et moyennes pensions». Autre désaccord : les institutions. Fabius est favorable à une révision de la Constitution pour «aller vers une république parlementaire» alors que ses challengers ­ en particulier DSK ­ «souhaitent plutôt un régime présidentiel». Quant à la future majorité, Fabius «ne prend pas en compte l'hypo

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