Ségolène Royal a jeté son dévolu sur Laurent Fabius. S'il n'en reste qu'un, et si elle doit en passer par un second tour pour arracher l'investiture élyséenne du PS, c'est celui-là que la présidente de la région Poitou-Charentes préférerait affronter. Discrète tout au long de cette semaine d'accalmie sur le front socialiste pour cause de vacances, celle qui demeure la favorite des sondages en a profité pour panser les plaies de la semaine passée. Et colmater le ratage du meeting du Zénith parisien au cours duquel elle a été sifflée.
Méthode Coué. Si ses proches multiplient les appels au «vote utile» dès le 16 novembre, ils commencent aussi à envisager la perspective d'un second tour une semaine plus tard. Et répètent que Laurent Fabius, fort d'un «seuil incompressible» de 21 % recueillis lors du congrès du Mans il y a un an, et de quelques renforts venus du Nouveau Parti socialiste, devrait devancer Strauss-Kahn, en seconde position.
«La situation est ric-rac, on n'est pas très loin du ballottage», confirme l'un des porte-parole de Royal, Arnaud Montebourg. Et pour le député de Saône-et-Loire, il n'y a pas photo : «Fabius est largement devant DSK qui ne pèse rien dans le parti !» Un semblant de méthode Coué, tant la députée des Deux-Sèvres est persuadée de battre largement Fabius en cas de duel au second tour ? L'accumulation des rancoeurs antifabiusiennes au sein du PS depuis quinze ans, les séquelles de l'indiscipline de l'ancien Premier ministre




