Colombey-les-Deux-Eglises envoyé spécial
Ce pèlerinage n'était guère en vogue ces dernières années. Un peu honteux d'avoir enterré le RPR à la va-vite en 2001, Jacques Chirac et ses compagnons se contentaient d'honorer la mémoire du Général depuis Paris. Mais, à l'approche d'échéances capitales, un quarteron de gaullistes a repris, sous la houlette présidentielle, le chemin de Colombey à l'occasion du 36e anniversaire de la mort de l'homme du 18 juin, pour fleurir sa tombe et poser la première pierre d'un vaste mémorial dédié à l'évocation de sa vie. Accompagné de Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Jean-Louis Debré, le chef de l'Etat a cherché à démontrer qu'il avait inscrit son action dans le droit fil de la pensée du Général. Il a surtout mis en garde Nicolas Sarkozy, qui prétend vouloir rompre avec ce corpus.
Absent de cette virée pour cause de meeting stéphanois (lire ci-contre), le ministre de l'Intérieur a été à plusieurs reprises la cible du Président. Sur les institutions d'abord, que le patron de l'UMP entend réformer s'il est élu en mai 2007, Jacques Chirac a prévenu qu'il n'était pas question de les toucher. Il a vanté «l'exceptionnelle solidité institutionnelle» engendrée par la Ve République de De Gaulle. «A ceux qui, aujourd'hui, par ignorance ou par calcul, voudraient ébranler cet édifice, je dis : mesurez toute l'irresponsabilité qu'il y aurait à brader ce qu'il y a de plus solide dans nos institutions», a lancé le Président. Remontant




