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Libération

Comme une MAM en peine

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Lors du conseil national de l'UMP, Nicolas Sarkozy a sèchement riposté aux critiques de la ministre de la Défense devant un public acquis.

Publié le 17/11/2006 à 0h07

C'est moi le chef. A l'occasion du conseil national de l'UMP qui s'est tenu hier à Paris, Nicolas Sarkozy s'est appliqué à remettre à leur place les voix discordantes de la chiraquie. Michèle Alliot-Marie a été sa principale cible.

Le matin, la ministre de la Défense n'avait pas ménagé ses critiques. Dès l'introduction de son discours, elle a précisé qu'«au nom de l'unité, on ne doit faire en aucun cas le sacrifice de ses idées». A plusieurs reprises, elle a tapé du poing sur la table pour exprimer ses désaccords : «Je le dis clairement, il y a des propositions que je ne partage pas.» Elle s'est ainsi lancée dans une diatribe contre la discrimination positive et a ensuite attaqué le patron de l'UMP sur son point faible , les relations avec la jeunesse : «Trop souvent, nous avons laissé s'insinuer l'idée pernicieuse qu'un jeune était un délinquant en puissance ou en devenir.»

«Jeunisme». Cette dernière phrase lui a valu les sifflets de la salle mais le pire restait à venir pour elle. Reprenant le micro, juste derrière elle, Nicolas Sarkozy, visiblement très énervé, a réaffirmé ses convictions sous les applaudissements d'un public acquis : «Si le mot discrimination ne vous plaît pas, vous en prenez un autre mais je refuse l'immobilisme sur ce sujet.» Sur les jeunes, il s'est défendu : «Je ne confonds pas la place faite aux jeunes et le jeunisme.» Assise à la tribune, Michèle Alliot-Marie commence à trouver le temps long, range son sac, tendue,

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