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Avant même de l'emporter, Buffet cherche à rassurer

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Favorite dans la course à l'investiture des antilibéraux, la secrétaire nationale du PCF promet de quitter son poste si elle est élue ce week-end.

Publié le 07/12/2006 à 0h24

De l'avis même d'un communiste, «le PCF est parti pour faire le forcing». Le forcing pour une candidature Marie-George Buffet à la présidentielle, au nom des antilibéraux. Ce week-end à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), leur collectif national doit en effet désigner son porte-drapeau pour 2007. Selon plusieurs décomptes, ­ établis par des modes de calcul dignes d'un examen de Maths sup ­, la secrétaire nationale du PCF recueillerait un score dépassant les 50 % dans les collectifs locaux qui ont déjà voté. Elle devancerait Clémentine Autain (apparentée PCF) qui obtiendrait 23-24 % des voix, Yves Salesse (Fondation Copernic), 21-22 %, le reste se répartissant entre José Bové (même s'il s'est retiré de la primaire) et Patrick Braouezec (PCF). Pour nombre de membres du collectif national, hostiles à une candidature Buffet car à leurs yeux trop réductrice du rassemblement, «la situation est très préoccupante». «Elle pourrait même être tendue : c'est un PCF déterminé qui s'annonce», explique l'un d'eux.

Missive. Est-ce pour apaiser ces craintes qui traversent nombre des 750 collectifs locaux que Marie-George Buffet s'est fendue d'une lettre, rendue publique hier, dans laquelle elle tente de leur donner des gages ? Elle confirme ainsi que, si elle désignée candidate, elle quittera ses fonctions à la tête du PCF. Elle promet de mener une campagne conçue «comme celle d'une candidature collective» avec Autain, Salesse, Bové et le sénateur socialiste, Jean-Luc Mélench

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