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MAM tente de déminer le terrain à l'UMP

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La ministre de la Défense cherche à contrôler au mieux le processus de désignation du candidat à l'investiture pour la présidentielle. Histoire de ne pas se faire piéger.

Publié le 08/12/2006 à 0h25

Michèle Alliot-Marie n'entend «tomber dans aucun piège», comme elle l'a confié hier à quelques journalistes. La ministre de la Défense sait que les sarkozystes veulent la pousser à la candidature pour 2007 afin de se débarrasser d'elle à bon compte. Ce face-à-face permettrait tout d'abord de légitimer le processus de désignation, qui se déroulera le 14 janvier mais qui souffre d'un déficit démocratique au regard de ce qui s'est passé au Parti socialiste. Ensuite, il servirait à marginaliser MAM au sein même de l'UMP, car dans ce parti sarkoïsé, le président est sûr de se tailler la part du lion (au moins 80 % des suffrages face à MAM, selon les dirigeants UMP). Pas de quoi motiver Michèle Alliot-Marie.

Forum. Cette dernière compte pourtant faire durer le suspense jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la fin du mois. Quitte à rendre peu lisible son attitude. La ministre estime «avoir des choses à dire» et veut profiter de la pseudo consultation interne qui s'ouvre demain pour se faire entendre. Son but : s'imposer comme une personnalité clé à droite pour être en position de remplacer Nicolas Sarkozy au pied levé si d'aventure celui-ci s'effondrait en cours de campagne. Ou, si cela n'arrive pas, de peser dans la campagne puis au lendemain de la présidentielle.

En attendant de dire si elle se soumettra ou non au vote des militants, elle mène une autre bataille. Depuis des jours elle ferraille pour obtenir les meilleures conditions d'expression possible lors des trois

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