Comment s'échapper de la nasse ? Alors que la candidature de Marie-George Buffet pour 2007 au nom des collectifs antilibéraux a du plomb dans l'aile, la direction du PCF cherche un moyen pour, selon la novlangue communiste, «sortir par le haut» de cette situation bloquée. La violente opposition des antilibéraux à une candidature Buffet a contraint la Place du Colonel-Fabien à essayer de tester ces derniers jours un autre nom auprès de ses alliés de la gauche radicale : celui de Francis Wurtz, président du groupe Gauche unitaire européenne (GUE) du Parlement européen. Un flop, semble-t-il.
Pouls. La direction du PCF, réunie vendredi soir et samedi en conseil national (le «parlement» du PCF), devait examiner la nouvelle donne depuis que le nom de la numéro 1 communiste a été rejeté le week-end dernier à L'Ile-Saint-Denis lors d'une réunion particulièrement tendue du collectif national antilibéral. Parce qu'elle juge qu'il est grand temps d'entrer en campagne, Marie-George Buffet a décidé de prendre le pouls de la base communiste. «Ce qui se dégage, explique Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, c'est un fort attachement au rassemblement antilibéral.» Et la constatation que «le mouvement est freiné, [qu'ils sont] dans une situation difficile, tendue». Y compris au sein du PCF. Car plusieurs appels au retrait de la candidature Buffet sont montés cette semaine du parti, venant notamment du côté des refondateurs. Le PCF serait-il prêt à admettre que




