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Le PCF prêt au «coup fatal» pour imposer sa candidate antilibérale

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Les communistes sont déterminés à confirmer Marie-George Buffet, quitte à faire exploser le front de la gauche de la gauche.

Publié le 19/12/2006 à 0h33

Sauf miracle, le rassemblement antilibéral aura vécu demain. Du moins dans sa version d'origine, avec un PCF partie prenante. Mercredi, la secrétaire nationale du PCF doit être en effet relégitimée par les seuls militants communistes, qui auront à choisir entre sa confirmation comme candidate antilibérale pour 2007 ou son «retrait» et «la recherche d'une autre candidature». Ce week-end, le conseil national (le «parlement» du PCF) n'a pas retenu le nom de l'eurodéputé Francis Wurtz (Libération de samedi et dimanche).

Les communistes ont décidé de passer outre au veto opposé par les autres composantes des collectifs antilibéraux à une candidature Buffet, lesquelles ont exhorté hier le PCF à «ne pas commettre l'irréparable». A savoir imposer de manière «unilatérale» leur numéro 1. Dans ce cas, «un coup fatal» sera porté au rassemblement. «Si elle est intronisée, aucune autre sensibilité ne la suivra», assure Claude Debons, coordinateur des porte-parole du collectif, qui prévoit «de la casse et de la colère». Mais rien sur l'après. Il est «prématuré», explique-t-il, d'envisager une candidature antilibérale concurrente de celle de Buffet. Pourtant, certains y réfléchissent, notamment autour de José Bové (Libération du 12 décembre).

Le PCF, lui, ne dévie pas de sa route. Et il entend même pousser les feux. Hier, sa direction exécutive (d'où ont démissionné les refondateurs, dont Roger Martelli et Pierre Zarka) a s

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