Son premier acte officiel de campagne, c'était vendredi soir, sur TF1. Le deuxième sera le 5 janvier en Seine-Saint-Denis dans sa ville du Blanc-Mesnil, dont elle est députée. La veille, le 4, Marie-George Buffet aura quitté ses fonctions de secrétaire nationale du Parti communiste. Pour tenter de montrer que sa candidature ne se réduit pas à l'incarnation du PCF.
Sur TF1, elle a d'emblée affirmé : «Je rentre en campagne parce que je pense qu'il manque dans le débat politique la voix de ceux et celles qui veulent une gauche du courage, une gauche de combat.» Une volonté de hâter le mouvement après les semaines d'atermoiements du camp antilibéral. «Cette gauche-là manque dans le débat. On ne va pas continuer à tergiverser. [...] La droite s'unit, l'extrême droite se regroupe», a-t-elle ajouté. Adoubée par les communistes et les collectifs antilibéraux, elle entend être le porte-drapeau d'une «gauche populaire»,«antilibérale» face à «une gauche de renoncement que porte Ségolène Royal et une gauche protestataire [...] de contestation stérile».
Mais ses ex-amis antilibéraux ne l'entendent pas de cette oreille. Vendredi matin, leurs leaders, dont le coordinateur, Claude Debons, Christian Picquet (LCR), Clémentine Autain (apparentée PCF), Patrick Braouezec (député PCF) et Yves Salesse (Fondation Copernic), ont regretté un «coup terrible» porté par la direction du PCF au rassemblement antilibéral. Pour eux, l'option, en 2007, risque de se réd




