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Une veste pour ne pas en prendre

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Blanc, élégant mais pas trop chic : Ségolène Royal aurait-elle résolu la quadrature de la mode pour la femme politique ?

Publié le 30/12/2006 à 0h41

Ses vestes blanches, impeccables, comme symboles de son irrésistible ascension politique. Ses petits tailleurs, féminins mais pas outrancièrement chics. Ses pardessus, mastic comme il faut. En 2006, Ségolène Royal n'est pas seulement sortie vainqueure surprise de la compétition interne pour représenter le PS à la présidentielle. Elle est aussi sortie du placard des mémères où s'entassent (presque) toutes les femmes publiques.

Sa marge de manoeuvre, pourtant, était étroite. Aux femmes de pouvoir s'imposent de nombreux codes, souvent implicites : ne pas avoir l'air trop branchées (pour ne pas effrayer les femmes lambda, ni sembler courir après la mode), ne pas faire trop vieillottes (pour ne pas rebuter les jeunes, ni les hommes), et surtout ne pas paraître trop aguicheuses (il faut susciter le désir sans ressembler à une femme facile).

Le choix se corse quand on sait le peu de devancières qui auraient pu donner le ton : celles qui ont joué un rôle important (Simone Veil, Marie-France Garaud, Edith Cresson), n'étaient pas spécialement réputées pour leur allure. Les autres, les «femmes de», furent avant tout des premières dames à qui l'on demandait de porter, à l'occasion de réceptions officielles, telle robe couture des grandes maisons françaises.

«Henri IV». Mais il est impossible, désormais, de se lancer dans l'arène publique sans un minimum de distinction. Impossible, aussi, en ces temps difficiles, de porter des tenues trop chères ou un sac siglé. L'alternative est aussi min

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