Menu
Libération
Interview

«Nous voulons une gauche radicale de gouvernement»

Réservé aux abonnés

Marie-George Buffet a quitté hier ses fonctions de secrétaire nationale du PCF et doit donner, ce soir au Blanc-Mesnil, le coup d'envoi de sa campagne:

Publié le 05/01/2007 à 5h18

Ce soir dans sa ville du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), Marie-George Buffet lance sa campagne pour la présidentielle. Le prochain grand rendez-vous sera au Zénith de Paris, pour un meeting, le 23 janvier. Dans Libération, la candidate, qui s'est mise en congé de ses fonctions de secrétaire nationale du PCF ­ remplacée par un collectif de cinq dirigeants ­, explique comment elle entend oeuvrer à «une majorité neuve à gauche».

Les conditions de votre désignation font que vous n'êtes pas la candidate des collectifs unitaires. Comment espérez-vous rassembler la gauche antilibérale ?

Il n'y aura pas d'OPA sur les collectifs. Tout le monde fait le constat qu'il n'y a pas eu d'accord politique sur une candidature commune. Je pars donc en campagne pour faire exister cette gauche populaire et antilibérale, et créer une dynamique permettant une nouvelle majorité à gauche avec une ambition gouvernementale. On ne peut pas entrer en campagne au mois de mars ! J'ai pris mes responsabilités à partir du choix des collectifs locaux en faveur de ma candidature. J'ai tenu ma promesse : [depuis hier] je ne suis plus la secrétaire nationale du PCF. Je vais mettre en place un conseil de campagne avec tous ceux et celles qui veulent participer à cette bataille, quelle que soit leur sensibilité à gauche. Ensuite les collectifs locaux décideront chacun de la façon dont ils veulent s'inscrire ou non dans la campagne. Et partout nous créerons des comités de soutien pour ma candidature qui n'est pas la candidature du rassemblement antilibéral, mais une candidature de rassemblement.

Reprendrez-vous à votre compte les 125 propositions du programme antilibéral ?

Ces propositions sont un bien commun. Beaucoup sont d'ai

Dans la même rubrique