Le marathon des voeux présidentiels prend, chaque mois de janvier, la forme d'une grande quinzaine d'engagements soldés qui permet de (re)découvrir tout le kaléidoscope chiraquien. En la matière, le Chirac 2007 est à la hauteur de ses devanciers.
Avis éclairés. Ainsi, après le Chirac social promettant le droit au logement opposable, le gardien de la Ve République conjurant tout «bouleversement institutionnel», et le libéral partisan d'une baisse drastique de l'impôt sur les sociétés, une nouvelle facette du chef de l'Etat s'est déployée vendredi : celle du vieux sage qui, à 74 ans, dont 40 passés sur les planches de la scène politique, serait le mieux à même de distiller des avis éclairés sur l'état du monde. Des avis, pense-t-il, bien plus autorisés que ceux de ces blancs-becs qui croient devoir aller se prosterner devant George Bush, comme Nicolas Sarkozy, ou s'en aller découvrir la Chine, telle Ségolène Royal (lire page 10).
Le dernier carré de ses fidèles ne voit d'ailleurs que dans de gravissimes soubresauts internationaux l'espoir fou de pouvoir justifier une improbable nouvelle candidature élyséenne. A l'occasion des voeux du corps diplomatique, Chirac s'est donc retrouvé sur son terrain de prédilection. Et il a pris soin de cultiver ses marottes, au risque de donner l'impression de brosser une sorte d'état des lieux de sortie de l'Elysée.
Le Président a d'abord ciblé les méfaits de la politique américaine en Irak. Se livrant à une critique en règle d'une guerre




