Réduire encore un peu plus les droits de succession, intégrer la CSG dans un «bouclier fiscal» qui serait abaissé de 60 % à 50 % des revenus, exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et d'impôt, puiser dans les caisses de la formation professionnelle pour équilibrer le budget de l'Etat : la réforme des prélèvements obligatoires selon Nicolas Sarkozy s'inspire davantage des idées du très libéral Milton Friedman que de Léon Blum et de Jean Jaurès, qu'il citait pourtant le 14 janvier lors de son intronisation.
Et son programme se résume, selon François Hollande, le premier secrétaire du PS, «à donner de l'argent à ceux qui en ont déjà». «Il me fait penser à Jacques Chirac», a ajouté le patron du PS, qualifiant son projet fiscal «d'inquiétant, injuste et en plus mensonger».
Dans un entretien publié par le Monde daté d'aujourd'hui, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle détaille diverses mesures qui permettraient selon lui de «rendre 68 milliards d'euros aux Français» en réduisant de 4 points la part des prélèvements dans le produit intérieur brut (45,3 % aujourd'hui).
Thématique. Pour autant, Sarkozy se garde bien de prendre des engagements trop précis. Et derrière la thématique habituelle de la droite («Les 35 heures ont servi de prétexte à la rigueur salariale et [ont] creusé le déficit de l'Etat», «Trouver des économies est possible à condition de traiter l'emploi dans la fonction publique




