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Libération

Une présidentielle dont le Medef se mêle

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Autrefois absent du débat électoral, le patronat publie cette année un livre blanc.

Publié le 25/01/2007 à 5h39

Un «traité d'optimisme à l'usage de tous les Français». Et, accessoirement, un bréviaire pour les candidats à la présidentielle. Aujourd'hui, lors de l'assemblée générale du Medef à Paris, Laurence Parisot, la présidente de l'organisation patronale, va rendre public un livre blanc intitulé «Besoin d'air». Un programme articulé sur trois thèmes, la «prospérité», la «liberté» et la «durabilité». Derrière ces mots, un peu rebattus, un peu «vides» aussi pour certains adhérents du Medef, se dessine une véritable nouvelle stratégie de l'organisation : pour la première fois, sans se planquer derrière son droit de réserve, ou son objet social professionnel, le syndicat patronal a décidé de mettre les mains dans le cambouis de la campagne présidentielle. En alimentant le débat.

Pacificatrice. Un changement d'ère dû à Laurence Parisot qui, dans la veine de Ségolène Royal, s'essaie à la «démarche participative». Le livre blanc est notamment un recueil des bonnes initiatives menées par les Medef territoriaux. «On nous a demandé d'aller dans les débats participatifs, raconte un patron de Champagne-Ardenne. De ne pas nous planquer.» Comme pour faire oublier l'image d'un patronat arrogant, distant, méprisant les salariés. Comme pour vraiment tourner la page Ernest-Antoine Seillière. Le prédécesseur de Parisot refusait l'ingérence dans le débat politique, tout en n'hésitant pas à traiter un Premier ministre de «pauvre monsieu

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