Le débat sur le contrat de travail fait son entrée dans la campagne. L'assemblée générale du Mouvement des entreprises de France (Medef), qui se tenait hier à Paris (lire ci-dessous), était l'occasion qu'attendaient les principaux candidats pour lancer la «guerre du CNE» (contrat nouvelles embauches). Et si Nicolas Sarkozy a pris de vitesse Ségolène Royal, en plaidant dès mercredi soir pour la généralisation d'un contrat précaire unique à l'ensemble des salariés, la candidate socialiste a contre-attaqué le lendemain matin en annonçant qu'elle comptait, si elle était élue, abroger le CNE qui permet aux petites entreprises (moins de 20 salariés) de se séparer d'un salarié dans les deux premières années suivant son embauche sans avoir à motiver les licenciements. «Si je suis élu, je mettrai en place un contrat unique qui s'inspirera du CNE», promettait mercredi soir à la CGPME (Confédération générale du patronat des petites et moyennes entreprises) le candidat de l'UMP. «Il s'apprête à démanteler le code du travail, et à faire en sorte que désormais tous les Français puissent être licenciés pendant deux ans sans justification et sans motif», a répliqué sur RMC-info et BFM-TV la socialiste, qui juge «grave» la proposition de son adversaire.
Moins glissant. Pour Ségolène Royal et son staff de campagne, le CNE est de toute évidence un terrain beaucoup moins glissant que la réforme fiscale ou les 35 heures. Moins d'un an après la vague de manifestations qui a ob




