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Libération

«Une langue qu'on comprend pas»

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Au Salon du tuning au Bourget, on ne sait pas trop pour qui rouler.

Publié le 26/02/2007 à 6h19

Le Bourget. Salon du Paris Tuning Show et ses 170 000 visiteurs : le royaume de la jante et de la suspension sur coussin d'air. On y trouve des voitures de séries croisées avec des gènes de mammouths qui donnent naissance à une race de mille-pattes à fourrure jusque-là inconnue, comme cette limousine américaine de 12 mètres de long «avec chauffeur bilingue». D'autres ont été coupées en deux comme la grenouille de Jean Rostand. Puis recousues avec du fil d'Ecosse et drapées de velours. 170 exposants sur 30 000 m2 proposent des greffes de trompes de chasse de plusieurs centaines de watts sur des Clio de série. Martial, 45 ans, et son fils de 14 ans sont venus «en curieux». Martial bosse chez Suez et a «plutôt le coeur à gauche». «C'est pas joué du tout cette présidentielle ! Le troisième homme [Bayrou, ndlr] peut encore bouleverser la donne... Je trouve que, dans l'ensemble, les candidats n'insistent pas assez sur l'éducation», dit-il devant un stand où des déesses de Rubens brillent sur des carrosseries irisées.

Julien et ses «cinq potes» sont venus de Maubeuge pour la journée. Julien a 22 ans et travaille dans l'automobile : «Nous, les jeunes, on se sent exclus de tout ce cirque ! On n'entend que des promesses : mais on s'en fout. On veut du boulot !» Christophe et Bruno, la petite quarantaine, travaillent «à la poste de la Défense». Ils sont motards. Pour eux, «Sarko ne propose qu'une politique répressive. Il faudrait qu'il arrête

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