(avec AFP)
«Opportuniste», «versatile»... La presse européenne dressait hier un bilan très sévère des années Chirac, au lendemain de son annonce où il renonçait à briguer un nouveau mandat.
Seule la presse russe encense «l'eurosaure» Jacques Chirac et sa «brillante carrière», rappelant au passage sa passion pour la Russie. «Aucun des futurs présidents français ne pèsera autant et ne disposera des états de service de l'eurosaure Chirac», affirme le quotidien économique Kommersant. Evidemment, la presse britannique est, en Europe de l'Ouest, la moins tendre à l'égard du Président sortant : «Si les conventions demandent qu'on dise des choses gentilles sur les gens quand ils prennent leur retraite, il n'est pas facile de le faire dans le cas de Jacques Chirac», assène d'emblée le Daily Telegraph (centre droit). «En tant qu'homme politique, il a personnifié [...] tout ce qui n'allait pas dans la politique française», ajoute le quotidien britannique. Dressant un portrait acide du président de la République «il est charmant, inconstant, imposant, a fière allure et aucun scrupule» , le Telegraph rappelle, qu'«il a été, selon son humeur, libre-échangiste et protectionniste, gaulliste et atlantiste, fédéraliste et eurosceptique». Le quotidien conclut même : «On dit qu'en démocratie, les peuples méritent les hommes politiques qu'ils méritent. La France méritait mieux.» Pour le Financial Times, l




