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Libération

Strauss-Kahn solidaire a minima

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Son voyage dans les Ardennes avec son ancienne rivale a manqué de chaleur.

Publié le 17/03/2007 à 6h41

Revin, Charleville-Mézières envoyé spécial

Ils s'étaient donné rendez-vous vendredi devant les grilles. Celles de la fonderie Porcher, promise à la fermeture, avec ses 300 salariés. Un endroit pas très drôle pour une rencontre entre Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, les deux anciens rivaux de la primaire socialiste. Un salarié implore : «Il est grand temps de faire quelque chose pour les Ardennes, et on compte sur vous !»«Vous pouvez compter sur moi», promet la candidate. A côté, DSK se tait. Décoche ça et là un sourire trop appuyé. Après qu'une bonne âme lui a finalement proposé de poser avec la candidate et les salariés, le député du Val-d'Oise lâche quelques mots, assurant «soutenir cette campagne autant [qu'il le peut]». Les deux ex-concurrents montent en voiture. Elle devant, lui derrière...

«Un DSK présent mais modeste» : c'est la posture théorisée par ses proches, qui misaient sur la percée Bayrou pour ériger leur champion en «bouclier» : «Dans le moment présent, il n'est pas le plus mal placé pour apporter une dimension reconnue sur le terrain économique. Dans une campagne, il y a des moments pour avancer ses atouts.» Mais Royal a un temps politique qui lui est propre. Celui de la «dernière ligne droite», explique-t-elle. «Tout dépend de moi», résume la candidate en estimant qu'«il faut avoir la force de se situer au-dessus des partis politiques.» Et banalise avec soin l'apport de DSK : «C'était

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