Lens envoyé spécial
Sur la première page de son discours, écrit à la main, comme à son habitude, il a souligné le titre : «Elections présidentielle et législative». Voilà comment Lionel Jospin entend participer à la bataille électorale, dans laquelle il est entré, samedi à Lens, pour soutenir son ami Guy Delcourt, candidat à la députation. Après une réunion publique à Paris, le 21 mars, avec la «bande du XVIIIe» arrondissement de Paris, il devrait arpenter le Nord, le Gard, le Puy-de-Dôme, le Vaucluse, l'Essonne et enfin les Hautes-Pyrénées. A chaque fois pour soutenir des candidats locaux.
«Je fais campagne, glisse-t-il. A ma place, à ma façon. Tranquillement. Je ne gêne personne. J'appuie et je soutiens.» L'ancien Premier ministre, qui avait renoncé à l'automne à briguer l'investiture socialiste contre Ségolène Royal, n'a jamais caché ses réserves épidermiques quant à la pratique politique de cette dernière et son rapport au PS. Il ne tiendra pas meeting avec elle. Mais l'éthique de responsabilité, chez lui, l'emporte sur l'éthique de conviction. L'ancien Premier ministre s'est même fait violence en faisant la promotion du pacte présidentiel de Ségolène Royal et en préconisant que les «Français portent une femme à la tête de ce pays». Hors micro, il s'affirme même «pas du tout en accord» avec les charges de ses amis, Claude Allègre et Eric Besson, sur Ségolène Royal. Légitimisme oblige. Mais qu'on ne sollicite pas son analyse de la campagne : «




