Proche de Laurent Fabius, Henri Weber est député européen. Il souhaite repousser tout bilan critique à l'après-législatives.
Quelle analyse faites-vous de la défaite de Ségolène Royal ?
C'est une défaite dure à vivre, d'autant que nous avions de nombreux atouts en main, car la droite, au gouvernement, présentait un bilan particulièrement accablant. Les Français ont montré leur volonté de la sanctionner en 2004 et en 2005 dans les urnes, et dans la rue en 2003 et 2006. De plus, le souvenir du 21 avril 2002 a incité à la participation massive et a fait jouer à plein le vote utile. Enfin, nous pouvions constater une droitisation de Nicolas Sarkozy dans les derniers mois de sa campagne...
Pourquoi ces atouts n'ont-ils pas joué à plein ?
Nous avions ces atouts. Mais, comme dit l'Ancien Testament, «il est, ici bas, un temps pour tout : un temps pour l'action, un temps pour la réflexion». Jusqu'au 17 juin, nous devons uniquement nous préoccuper de la campagne pour les élections législatives. Ensuite, nous prendrons le temps de tirer le bilan et les enseignements de toute cette séquence électorale. C'est un appel au calme et à la mobilisation pour que le parti socialiste envoie un maximum de députés à l'Assemblée nationale.
Qui doit conduire la campagne législative ?
C'est évidemment la direction du parti. François Hollande va proposer au conseil national qui se tiendra samedi matin une direction collégiale restreinte. Un groupe de sept à huit personnes issues du secrétariat national, qui en compte vingt-cinq. Le centre de gravité redevient le PS. La campagne présidentielle est terminée, Ségolène Royal a évidemment toute sa place dans c




