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Libération

Un avocat pour les jeunes des quartiers

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Publié le 22/05/2007 à 7h53

C'est Robin des Beurs qui se présente contre tous les méchants shérifs de Nottingham de la politique. Robin, d'abord parce qu'il porte la robe. Des Beurs, ensuite, parce que ce professeur de philosophie, devenu avocat en 1978, s'est fait une spécialité de défendre les jeunes habitants des quartiers sensibles de Toulouse. «La lutte contre les discriminations et les injustices est un prolongement de sa pratique politique», explique son épouse et directrice de campagne, Marie-Christine.

Le pénaliste Etelin, 63 ans, a défendu les militants d'Action directe Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon ou le braqueur amoureux des belles lettres Bruno Sulak. Mais il est surtout l'avocat en France dont le cabinet réalise le plus gros chiffre d'affaires au seul titre de l'aide judiciaire. «La droite stigmatise ces populations comme une classe dangereuse, des étrangers dans notre société. La gauche traditionnelle les délaisse, dit-il, parce que les Beurs seraient le lumpen-prolétariat, incapable de conscience politique.» On ne se refait pas, le candidat ouvre sa profession de foi sur une citation de Montesquieu : «Je suis nécessairement homme et je ne suis français que par hasard.» Il cite Hegel aussi pour évoquer la liberté de ce «peuple des banlieues exclu du bénéfice des droits fondamentaux».

Christian Etelin est un petit blond à lunettes de la ville. Son suppléant, Ali Kourak, est un vrai Beur brun du quartier de Bagatelle : «une parfaite illustration

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