Charente-Maritime envoyée spéciale
Ségolène Royal est entrée en campagne. Elle ne se représente pas aux législatives. Mais, pour ce premier déplacement officiel depuis son échec à la présidentielle, c'est sur ses terres, en Charente-Maritime, qu'elle est allée soutenir, samedi, les candidats socialistes. «Quelque chose de très fort s'est levé. Je ne veux pas que cette énergie retombe. Je veux que les gens sentent que je suis là, solide, et qu'il y aura une suite», répète-t-elle.
Lapsus. Sur le marché de Saintes, c'est la guerre des parapluies. Tailleur et parka rouge siglée «Poitou-Charentes», la région qu'elle préside, Royal affronte les trombes d'eau avec le sourire. Sous les encouragements. Pas prête cependant à aller au-delà du rôle qu'elle s'est fixé : «Ce n'est pas moi toute seule qui fais la campagne. J'ai dit que j'étais disponible ; quand je suis sollicitée pour des meetings, je viens. Mais ce n'est pas un troisième tour.» Et pourtant, à deux reprises le même lapsus lui fera confondre législatives et présidentielle.
A La Rochelle, elle embarque la presse sur un chalutier baptisé coïncidence ? Les Deux Tours et prend la barre. L'ambiance est à la blague, et les questions sont plus directes : «Madame Royal, quand est-ce qu'on vous voit piloter le PS ?» Mais l'ex-candidate n'en dira pas plus. «C'est prématuré comme question. Les législatives donnent lieu à beaucoup de petites phrases, je ne veux pas participer à ça.» Aucune <




