Blâme pour Ségolène Royal. L'ex-candidate à la présidentielle, qui avait lundi appelé le président du Modem, François Bayrou, a été, d'un accord général, désavouée hier soir par le bureau national du PS. L'instance dirigeante «a été unanime sur la question des rapports avec le Modem : on n'est pas dans une discussion d'appareil», a rapporté Benoît Hamon, secrétaire national, à l'issue de la réunion. Peu importe que le Modem n'ait pas proposé de stratégie d'alliance au PS : l'essentiel de la réunion d'hier soir était de contrer l'ex-candidate.
Camouflets. Une réunion au cours de laquelle Pierre Mauroy s'est fendu d'«une intervention solennelle». L'ex-Premier ministre, supporteur de Royal, a rappelé que la stratégie du PS relevait «des instances du parti et du premier secrétaire et de personne d'autre». Autre mitterrandiste historique, Louis Mermaz a tonné : «Il faut cesser de croire qu'on vit une expérience politique originale.»
Ce n'est pas le seul camouflet essuyé par Royal dans la journée. François Bayrou s'y est mis, qui ne l'a pas appelée, après qu'elle lui a laissé, lundi, un message téléphonique. «Non pas par manque de respect, mais pour éviter toute ambiguïté, a expliqué le leader du Modem hier sur RTL. Si j'avais appelé, j'aurais nourri cette accusation injuste de ceux qui disaient : en fait, ils sont passés à gauche.»
Dominique Strauss-Kahn, lui, ménagé par Bayrou (lire ci-contre), a déclaré hier sur Europe 1 ne pas être «




