Le même débat, la même ligne de fracture, mais à une autre échelle. Les 15 députés communistes (plus deux apparentés et un dissident) sont soumis aux mêmes interrogations que les quelque 200 000 militants revendiqués. Hier, pour leur première réunion d'après-législatives, les élus du PCF, en l'absence de Marie-George Buffet, se sont interrogés : quel visage le groupe doit-il présenter ? A cette question, deux réponses.
Alain Bocquet, président sortant, n'en fait guère mystère : il aimerait un groupe communiste... très communiste. Au soir du second tour des législatives, la secrétaire nationale avait lancé un appel aux quatre députés verts pour qu'ils rejoignent les communistes, pas assez nombreux pour fonder un groupe qui doit rassembler au moins 20 élus. Mais cette ouverture n'a pas eu l'heur de plaire à Alain Bocquet, candidat à sa propre succession. D'ailleurs, un certain nombre de députés redoutent, comme lui, «l'effacement» du parti. «C'est un problème d'identité communiste», explique l'orthodoxe André Gerin (Rhône). Ces tenants de la spécificité plaident donc pour un groupe d'abord communiste et ouvert à d'autres députés, qu'ils souhaitent voir venir, sans le dire, sur la base d'un ralliement pur et simple.
A l'opposé, les refondateurs entendent ne pas laisser passer l'occasion d'une (petite) rénovation. Ainsi, François Asensi (Seine-Saint-Denis) raille-t-il par avance «un groupe "canal historique'', replié sur ses fondamentaux». Les opposants à la l




