Il y a un bien un Premier ministre en France. Il s'appelle François Fillon, et part ce matin pour Berlin où il doit déjeuner avec la chancelière, Angela Merkel. Les chefs des gouvernements français et allemand échangeront, explique Matignon, sur «les suites du Conseil européen de ce week-end, les dossiers économiques et les réformes engagées dans les deux pays». Voilà qui pose son homme et va peut-être apporter un début de réponse à tous ceux qui se posent cette question : Fillon, pour quoi faire ?
Durant la campagne législative, il a joué au chef de la majorité en tirant à boulets rouges sur la gauche... avant de (re)faire entrer des socialistes dans son gouvernement. Le résultat de sa campagne d'entre deux tours (où Nicolas Sarkozy est resté quasi muet) s'est soldé par la perte d'une cinquantaine de députés UMP. Ce qui n'a pas plu du tout aux caciques du parti et aux oubliés du sarkozysme. Et plutôt que d'attaquer le chef de l'Etat, ils ont choisi de cibler son chef d'équipe sarthois, dans un mélange d'ironie et de condescendance. Venu assister au bureau politique de l'UMP en début de semaine, Fillon s'est senti obligé de se justifier. «Sachant ce qui se murmure sur son compte, il a pris la parole pour nous expliquer à quel point il était satisfaisant de travailler ainsi au service du grand patron. Il assure que tout fonctionne comme prévu. Ben voyons», raconte un participant, persuadé que «Fillon vit en réalité très mal ce manque de lumière».
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