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Libération

Le déficit budgétaire, la cerise sur les cadeaux fiscaux

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Publié le 05/07/2007 à 8h40

L'addition des cadeaux fiscaux devrait se monter au moins à 13 milliards d'euros en année pleine, contre 11 annoncés par François Fillon il y a quelques semaines. Et le respect des engagements européens en matière de déficit budgétaire attendra.

Depuis l'annonce par la ministre de l'Economie Christine Lagarde, mardi, que «le gouvernement serait peut-être amené à augmenter un peu le déficit de l'Etat pour dégripper l'économie», plus personne n'est dupe. Pendant la campagne, Nicolas Sarkozy avait louvoyé entre la possibilité de rompre avec «la logique comptable» stricte - il avait même évoqué la possibilité d'une «pause» dans la politique de réduction du déficit -, et ses engagements concernant le désendettement et le déficit budgétaire. L'UMP argumentant que face à une gauche «dépensophile», seule la droite était capable de tenir les cordons de la bourse. Il était alors question d'arriver à stabiliser la dette le plus rapidement possible sous les 60 % du PIB. Aujourd'hui, d'après l'Insee, elle flirte plutôt avec les 65 %. Il était question de réussir à baisser les prélèvements obligatoires de 4 points d'ici à la fin du quinquennat. Surtout, la France s'était engagée à rééquilibrer ses comptes publics à l'horizon 2010, dans le cadre de la politique européenne. L'Europe attendra 2012 (lire ci-contre). C'est ce qu'a confirmé, hier matin, Christine Lagarde devant la commission des finances de l'Assemblée.

Cartons. Didier Migaud, le président soci

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