Mulhouse
envoyé spécial
Jusqu'au 18 juin, la vie politique mulhousienne était assez simple : un maire socialiste, Jean-Marie Bockel, et une candidate autoproclamée pour le concurrencer, la députée UMP et conseillère régionale Arlette Grosskost. Mais depuis que le maire a profité de «l'ouverture» souhaitée par Nicolas Sarkozy pour décrocher un secrétariat d'Etat (à la Coopération et à la Francophonie), la vie politique mulhousienne est un sac de noeuds qu'il faudra débrouiller d'ici les municipales de mars 2008.
Il y a le maire d'abord, élu depuis 1989 et candidat à sa propre succession. François Hollande a dit de Jean-Marie Bockel qu'il s'était «mis de fait hors du PS», mais l'intéressé se définit toujours comme un «homme de gauche». Dans le dernier journal municipal, il pose aux côtés de Nicolas Sarkozy et écrit qu'il a pris la décision de rejoindre le gouvernement «en totale fidélité avec les convictions qui [l]'ont toujours animé». «Iln'est ni de droite ni de gauche, c'est un arriviste», tranche pour sa part Arlette Grosskost. Jean-Marie Bockel esquive la joute verbale et «laisse les choses se décanter» : «Je suis dans une séquence où je souhaite être sobre», dit-il. Cela ne l'empêche pas de tracer les grandes lignes de sa stratégie pour la prochaine élection municipale. Elle consiste à ratisser large : «Je veux faire une liste de rassemblement, avec des gens de mon équipe socialiste, avec ceux du MoDem avec




