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Libération

Baptême du feu ardu pour Hirsch

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Le Haut-commissaire présentait hier devant les députés le RSA, qui doit remplacer le RMI.

Publié le 11/07/2007 à 8h45

Christine Lagarde incarne la droite décomplexée. Lui, vient défendre le volet social du projet Tepa. Et notamment le RSA, revenu de solidarité active. Ce RSA doit à terme remplacer le RMI. En attendant, il sera testé dans 15 départements. Il doit permettre d'inciter à la reprise d'activité, «revaloriser le travail», faire baisser la «pauvreté chez les enfants, dans les familles mono parentales.» Hirsch, ancien président d'Emmaüs, classé à gauche, fait partie des transfuges du premier gouvernement Fillon. Et les socialistes, notamment, on décidé de le lui faire payer.

Quand il monte à la tribune hier, un socialiste lui lance : «allez, bon courage !» Martin Hirsch commence en s'excusant presque : «C'est la première fois que je monte à la tribune.» La réplique des bancs communistes ne se fait pas attendre : «Y'a pas de quoi être fier.» Toutes ses phrases seront prétextes à interruptions, à vannes, à méchancetés. Justifiées parfois. Hirsch est lyrique quand il parle des femmes seules avec enfants. Mais quand il en vient à parler du financement de son dispositif, il a du mal à être clair. Les élus en profitent pour appuyer là où ça fait mal. «Qui va payer ?» lancent les députés socialistes. Ils abusent aussi de son air novice, d'enfant trop poli et qui ne peut quand même cacher sa fierté d'être là. Hirsch répond presque à toutes les interruptions, nourrissant de fait de nouvelles harangues. Le RSA, dans le texte, fait presque caution de so

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