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Libération

Coup de pouce fiscal pour la recherche

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Christine Lagarde a annoncé que le crédit d'impôt passera de 10 à 30 %.

Publié le 25/08/2007 à 9h21

Faites de la recherche, vous diminuerez vos impôts. C'est le message lancé vendredi par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, aux entreprises. La carotte : une réforme du crédit d'impôt recherche (CIR) qui devrait augmenter le nombre de bénéficiaires et le montant des ristournes fiscales. Le nouveau mode de calcul du CIR autorise un crédit d'impôt de 30 % (au lieu de 10 %) dans une limite de 100 millions d'euros de dépenses, et même de 50 % pour les entreprises entrant pour la première fois dans le système. Au-delà du seuil des 100 millions, la limite du crédit d'impôt sera de 5 % des investissements, alors qu'il était jusqu'à présent plafonné à un montant fixe, de 16 millions d'euros par an. Cette mesure, estime Bercy, devrait faire monter le coût fiscal du CIR - 982 millions en 2006 distribués à environ 6 000 sociétés - à 2,7 milliards en 2012.

Ce coup de pouce fiscal aux entreprises devrait ne faire que des heureux, selon le théorème économique : la recherche d'aujourd'hui fait les emplois de demain. Surtout qu'il permet une aide privilégiée aux PME, le talon d'Achille de la recherche privée française. L'effort privé de recherche stagne depuis 2001 autour de 19 milliards d'euros et son évolution semble déterminée bien plus par la santé de l'économie que par les ristournes fiscales.

Du coup, le CIR suscite la critique sur son efficacité. Une étude du ministère de la Recherche affirme que les entreprises qui touchent le CIR sont en effet plus dynamiques en recherche e

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