Strasbourg
de notre correspondant
En visite pour deux jours en Alsace afin d'y lancer le concept de «conseil des ministres décentralisé», Nicolas Sarkozy fait étape aujourd'hui à Mulhouse (Haut-Rhin), la ville de son secrétaire d'Etat à la Coopération, l'ex-socialiste Jean-Marie Bockel. Le président de la République y trouvera un terrain dégagé : il n'y a plus de militants PS à Mulhouse !
Mardi soir, le bureau national du PS a décidé de dissoudre la section locale, forte de 250 adhérents. Cette mesure sanctionne les troubles nés de la défection de Bockel, dont l'entrée au gouvernement a déchiré les socialistes mulhousiens. Selon Stéphane Le Foll, porte-parole du PS, la dissolution doit «permettre aux socialistes qui veulent garder cette étiquette de se reconstituer dans une nouvelle section pour aller à la bataille des élections municipales».
«Marasme». Cette décision des instances nationales est saluée par les anti-Bockel. «Ça va nous aider dans notre travail de clarification», se réjouit Pierre Freyburger, le seul élu municipal PS à avoir démissionné de son poste d'adjoint. Pour «donner un autre visage de la gauche à Mulhouse et sortir du marasme», il s'apprête à déposer sa candidature aux municipales. Avant cela, la première secrétaire fédérale du Haut-Rhin, Catherine Hoffarth, devra préciser aux ex-adhérents les conditions de leur réadmission. Parmi celles-ci devrait figurer l'engagement de «soutenir une liste de rassemblement de la gauc




