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Retraites : Fillon braque la CFDT

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Le syndicat accuse Matignon de remettre en cause l'accord de 2003.

Publié le 27/09/2007 à 9h49

François Chérèque n'a pas du tout apprécié la façon dont François Fillon a cadré mardi le rendez-vous de 2008 sur les retraites. Dans son discours pour le soixantième anniversaire de l'Agirc (association regroupant les institutions de retraite des cadres), le Premier ministre a souligné le coût élevé du départ avant 60 ans des salariés ayant commencé à travailler très jeunes et qui représente «la moitié du déficit du régime général». Cette mesure avait été la principale concession obtenue par la CFDT en mai 2003, lors de la négociation sur la réforme des retraites.

François Fillon a par ailleurs expliqué mardi que le passage de 40 à 41 annuités se ferait entre 2009 et 2012, au rythme d'un trimestre par an. Or la loi de 2003 prévoit que ce calendrier peut être modifié par décret, selon les conclusions du rendez-vous de 2008.

Pour le secrétaire général de la CFDT, les déclarations du Premier ministre sont «une véritable provocation».«Le Premier ministre est en train de transgresser sa propre loi», estime François Chérèque, pour qui «il n'est pas question de remettre en cause le dispositif pour les carrières longues».

Hier à Matignon, on essayait de calmer le jeu. «Le Premier ministre n'a jamais eu l'intention de revenir sur le dispositif des carrières longues», assurait l'un de ses proches collaborateurs : «Il n'a fait que rappeler qu'il rencontrait un tel succès, que cela pesait sur les comptes de l'assurance vieillesse.» Quant au calen

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