Pau
envoyée spéciale
La guerre de succession aura bien lieu. En famille, entre candidats socialistes. Le premier acte pour conquérir la mairie de Pau (Pyrénées-Atlantiques) après le décès d'André Labarrère en 2006 a laissé des traces au PS. Et les protagonistes fourbissent à nouveau leurs armes à l'approche des municipales de mars. Yves Urieta, le maire actuel, a su conserver le soutien de sa majorité municipale, et campe sur sa légitimité. En face, Martine Lignières-Cassou, réélue pour la troisième fois à l'Assemblée nationale en juin, avance aussi la sienne. D'autant qu'elle dispose des faveurs de la section locale et se sait la favorite des militants. La partie s'annonce serrée. C'est donc François Hollande qui a décidé de réunir tout le monde dans son bureau le 4 octobre.
Après trente-cinq ans à gauche, l'enjeu est de taille pour la deuxième ville d'Aquitaine. Sans annoncer clairement ses intentions, Lignières-Cassou s'abrite derrière le poids des militants: «Si on doit aller au vote, eh bien on ira.» Pas de quoi effrayer Urieta. Lui se déclare «candidat, quel que soit le vote, si vote interne il y a». Avec la certitude que «le bon sens l'emportera». Entrée en matière critique, donc, avec François Bayrou en embuscade (lire ci-dessous).
Alliances. Fort de ses 30% à Pau au premier tour de la présidentielle, le député (Modem) espère bien profiter du chaos pour apparaître comme l'homme de la cohérence. Et même s'il refuse de se déclarer, au




