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Libération

Municipales : le PS palois au supplice

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Trois candidats socialistes visent la mairie. En attendant que Bayrou se déclare à son tour.

Publié le 29/09/2007 à 9h51

Pau

envoyée spéciale

La guerre de succession aura bien lieu. En famille, entre candidats socia­listes. Le premier acte pour conquérir la mairie de Pau (Pyrénées-Atlantiques) après le décès d'André Labarrère en 2006 a laissé des traces au PS. Et les protagonistes fourbissent à nouveau leurs armes à l'approche des municipales de mars. Yves Urieta, le maire actuel, a su conserver le soutien de sa majorité municipale, et campe sur sa légitimité. En face, Martine Lignières-Cassou, réélue pour la troi­sième fois à l'Assemblée nationale en juin, avance aussi la sienne. D'autant qu'elle dis­pose des faveurs de la section locale et se sait la favorite des militants. La partie s'annonce serrée. C'est donc François Hollande qui a décidé de réunir tout le monde dans son bureau le 4 octobre.

Après trente-cinq ans à gauche, l'enjeu est de taille pour la deuxième ville d'Aquitaine. Sans annoncer clairement ses intentions, Lignières-Cassou s'abrite derrière le poids des militants: «Si on doit aller au vote, eh bien on ira.» Pas de quoi effrayer Urieta. Lui se déclare «candidat, quel que soit le vote, si vote interne il y a». Avec la certitude que «le bon sens l'emportera». Entrée en matière critique, donc, avec François Bayrou en embus­cade (lire ci-dessous).

Alliances. Fort de ses 30% à Pau au premier tour de la présidentielle, le député (Modem) espère bien profiter du chaos pour apparaître comme l'homme de la cohérence. Et même s'il refuse de se déclarer, au

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