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Libération

Après interruption, Fabius remet le courant

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L'ex-Premier ministre a rompu le silence devant les siens.

Publié le 01/10/2007 à 0h25

Il a commencé par une «anecdote».«Un très haut dirigeant socialiste reçoit un coup de téléphone : Comment vas-tu ? Très, très, très bien , répond-il. Ah bon, tu n'es pas seul ? Rappelle-moi quand tu pourras parler ­librement. » C'est par ce trait d'ironie que Laurent Fabius a attaqué son intervention, samedi, en clôture de la journée «Reconstruire la gauche» organisée par son courant à Sciences-Po Paris. Un Fabius qui réapparaissait dans le jeu socialiste après plusieurs mois d'abstinence. Et, troublante coïncidence, quelques heures seulement après l'élection de Dominique Strauss-Kahn au FMI. «Ces derniers mois, on a dit que j'ai été plutôt silencieux, a convenu l'ex-Premier ministre. Dans la période qui vient, je ne souhaite pas me mêler aux luttes intestines et souvent fratricides. Mais je ferai entendre ma voix dans le débat politique de fond.»

Précision. Voilà donc la posture du «sage actif», en retrait et en hauteur, que Fabius avait théorisée au sortir de la double défaite présidentielle et législative, sérieusement affinée. «Il serait plus simple d'inverser la formule et de devenir un actif sage», a-t-il corrigé pour souligner qu'il entendait, toujours, peser sur la conduite des opérations. Si l'ancien rival de Ségolène Royal éprouve le besoin d'une telle précision, c'est, d'abord, pour clore une période d'hésitations personnelles. «Avant l'été, il avait besoin de souffler, de réfléchir», rapporte un proche. L

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