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Libération

Nicolas Sarkozy n'a que faire des râleurs

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Hier, en Côte-d'Or, le chef de l'Etat a redit sa volonté de poursuivre le recrutement dans l'opposition.

Publié le 03/10/2007 à 0h29

Dijon

envoyé spécial

L'«ouverture» affole les états-majors ? Les barbons de l'UMP ont encore grogné contre elle ce week-end ? Et voilà Nicolas Sarkozy en pre­mière ligne pour leur répondre. C'était hier à Dijon où le chef de l'Etat, aux côtés de Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives, était venu vanter le RSA, (revenu de solidarité active) mis en place à titre expérimental dans 25 départements (Libération d'hier). Mais plus que sur la pauvreté, c'est sur l'ouverture politique à gauche qu'il a eu ­plaisir à disserter dans un exercice d'autoglorification désormais bien rodé. Doux sujet en réalité que l'ouverture pour le chef de l'Etat, qui lui permet de broder sans fin sur «le sectarisme» de ceux qui la rejettent et de détourner l'attention de sujets autrement plus gênants : un «choc de confiance» évanoui, une croissance en berne, des ménages qui ont aussi vite perdu le moral qu'ils l'avaient retrouvé en mai après son élection. Alors hier, au sortir d'une visite dans une entreprise d'insertion, Sarkozy en a remis une couche: «Qu'on ne compte pas sur moi pour faire l'Etat UMP. Je n'ai pas été élu pour ça. Ce qui me passionne, c'est de rassembler des femmes et des hommes de talent sur un même projet.» Et de voir, chez ses amis politiques qui se sentent trahis, «de petites crispations» dues à leur ringardisme, soit selon lui, «des différences de génération et de conception de la politique». Pour lui, c'est pur bonhe

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