En général, quand Sarkozy veut, le Parlement est prié de pouvoir. Mercredi soir, le Président a affirmé que les stock-options pouvaient «contribuer» à financer la protection sociale. Aux élus de s'y coller.
Perte. L'idée d'une telle taxation au profit du financement de la Sécurité sociale avait été défendue à la mi-septembre par le premier président de la Cour des comptes, Philippe Séguin. Les 8,5 milliards d'euros de stock-options distribués en 2005 auraient ainsi entraîné une «perte de recette aux alentours de 3 milliards d'euros» pour la Sécu, avait-il relevé. Depuis, tout le gouvernement, de François Fillon à Eric Woerth, a enchaîné sur la proposition. Jusqu'aux parlementaires, qui vont discuter du budget dans les jours à venir.
«Il ne me semble pas anormal que les bénéficiaires de stock-options fassent un effort pour le financement de la protection sociale, à l'image de celui consenti par l'ensemble des Français», note Jérôme Chartier, député (UMP) du Val-d'Oise et membre de la commission des finances. «Ce débat est une bonne chose, note un autre député. On sait qu'on a un problème d'assiette fiscale, de concurrence avec les autres pays européens. Le tout est de réussir à mettre ça sur la table et non pas de se contenter de boucher des trous.»
Les députés du Nouveau Centre vont proposer dans la discussion budgétaire des amendements stock-options. «Il s'agit juste de définir un seuil en deçà duquel on ne taxerait pas, note C




