Entre Eric Woerth, le ministre du Budget, André Santini, le ministre de la Fonction publique, et les organisations syndicales de fonctionnaires tout est affaire de mots. Hier, la deuxième conférence sur la fonction publique était consacrée au thème polémique du pouvoir d'achat. Avec d'un côté des syndicats qui dénoncent une dégradation de leurs revenus, une absence de discussion en la matière avec l'Etat employeur depuis des années. Et de l'autre, un gouvernement qui s'enferre dans une politique de ressources humaines qui, pour l'instant, se limite à des suppressions de postes de fonctionnaires, 22 800 pour 2008. Du coup, à la sortie de la conférence, l'ambiance était morose.
Performances. Pourtant Eric Woerth a essayé de voir le verre à moitié plein. «Aujourd'hui, nous ne sommes d'accord sur rien, a-t-il lâché. On va discuter, la situation ne pourra pas être pire que maintenant.» Discuter, en ouvrant notamment d'ici à la fin du mois un «rendez-vous sur les salaires» avec les syndicats. Mais attention, il ne s'agira pas de négocier une hausse du point d'indice. Tout au plus de «mettre un peu de consensus sur les instruments de mesure et la façon dont on peut appréhender avec un regard nouveau la rémunération des fonctionnaires». En clair, s'entendre sur les modes de rétribution, avec l'introduction d'une dose d'individualisation des carrières, ou sur l'évaluation des performances. «Les fonctionnaires doivent pouvoir être évalués tous les




