Les députés socialistes ont décidé hier, à la quasi-unanimité, de voter contre la réforme des institutions, en première lecture. Vote qui aura lieu en début de semaine prochaine (lire ci-contre). Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée, explique ce qu'il attend du gouvernement pour que ses troupes évoluent vers un vote positif.
La position du groupe socialiste est-elle définitive ?
C'est un vote pour la première lecture. Rien n'est définitif. Notre décision sera arrêtée pour le Congrès, à Versailles. A ce moment-là, le gouvernement et la droite auront besoin des trois cinquièmes des suffrages exprimés pour que la réforme soit adoptée. Et ils auront besoin des voix socialistes. A nous de les faire bouger pour créer un rapport de force favorable.
Ce vote contre est donc un vote d'attente ?
Oui, nous évaluerons à l'issue des navettes entre les deux assemblées ce qui a été acté.
Qu'attendez-vous du gouvernement ?
On ne peut pas vouloir rééquilibrer notre Constitution sans corriger les iniquités des modes de scrutin à l'Assemblée et au Sénat qui font par exemple que le Sénat est indéfiniment à droite. Vous pouvez avoir le plus beau texte constitutionnel et la démocratie la plus biaisée dès lors que vous n'assurez pas un juste mode de représentation.
Un autre geste fort que nous attendons du gouvernement serait de confier le redécoupage des circonscriptions à une commission indépendante. Aujourd'hui, il a commencé dans le plus grand secret. De ce point de vue, je tiens à




