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Robots / astronautes. L'autre guerre des étoiles

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A la machine l'efficacité, à l'homme la légende et le rêve. Récit d'un duel spatial.

Publié le 29/07/2008 à 4h27

A ma droite, l'homme. A ma gauche, le robot. Au milieu, le cosmos. Ou plutôt, soyons réalistes, le système solaire à explorer. Qui va gagner ? Y a-t-il compétition ? La question, en ce début de siècle, pèse lourd en euros ou en dollars, et relance des débats passionnés. L'histoire des vols habités peut se raconter de façon laconique. Au début était la guerre froide, l'affrontement Est-Ouest, avec son double conflit, idéologique et géopolitique, entre deux superpuissances - les Etats-Unis d'Amérique et l'Union soviétique. Khrouchtchev utilise Gagarine comme le symbole de la supériorité de l'Union soviétique, Kennedy conçoit sa riposte - Apollo - sur le même plan. On ira ainsi jusqu'à la fin de l'URSS. Entre-temps, les Etats-Unis auront posé Armstrong sur la Lune, satellisé une première station orbitale puis inventé la navette. Côté soviétique, l'échec du programme lunaire conduira à perfectionner la station orbitale et le vol de longue durée.

Le vol habité demeure un volet obscur de la politique spatiale. Ses objectifs réels relèvent de la politique. Mais ses effets, tout aussi réels, ne s'y limitent pas : comment savoir combien d'âmes enfantines, et adultes, furent émerveillées et mobilisées par l'aventure des héros du cosmos, ce club sélect d'environ 400 membres, ces homo sapiens devenus homo spatiens ? Quels appétits intellectuels, quelles réflexions philosophiques elle déclencha ?

Pourtant, il faut bien dessiller les yeux. Une scène pourrait résum

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